Le Crocodile rend hommage à Colette Celle qui a écrit : "Si vous n'êtes pas capable d'un peu de sorcellerie, ce n'est pas la peine de vous mêler de cuisine" mérite bien cet hommage gastronomique que lui consacre Emile Jung à l'occasion du cinquantenaire de sa disparition.
Partant de sa Bourgogne natale, Entre Jung a concocté de délicats fritots de cuisses de grenouilles cuisinés en beignets et servis sur une vinaigrette onctueuse, à base de crème de cassis et de vinaigre balsamique avec quelques pointes d'asperges vertes et une feuille de céleri branche croquante à souhait. Le maestro du piano enchaîne une série de chapitres gourmands truffées de divines trouvailles: des recettes traditionnelles de Bourgogne et du Jura, l'oeuf en meurette des Monts-Baucons, jeunes légumes et vinaigrette au Pinot noir de Bourgogne; langoustines comme à Rozven (clin d'oeil au manoir offert à Colette par Missy), millefeuille d'artichaut duo de salicorne et fleurs de câpres; médaillon de veau «Castel Novel» (château de la famille de Jouvenel) et foie de canard poêlé, pommes de terre Roseval, blettes vertes et blanches le plateau de formage de la «Treille Muscate», jolie ronde de fromages de chèvre fermiers accompagnés de petits pains croustillants ; sorbet à l'orange sanguine sur gelée cristalline d'orange, extrait d'une recette de vin d'orange écrite par Colette dans «Paysages et portraits» ; puis en guise de bouquet final, la petite falaise du Palais Royal (Paris), un sorbet de Granny Smith reposant sur un sablé breton au sucre Muscavado fourré de pêches jaunes marinées au Gewurztramminer, le tout rehaussé de fraises marinées à la liqueur de fraises des bois. En septembre 2001, pour célébrer sa trentième année, le Crocodile avait imaginé un menu Egyptien fortement plébiscité par la clientèle. D'autres menus ont suivi, dédiés à Victor Flugo, les Goncourt et cette année, à Colette, cette grand dame gourmande de mots et de mets. Le menu est programme pour toute l'année.
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