Le bonheur de la table d'Emile Jung
Pour le chef strasbourgeois, se nourrir c'est d'abord favoriser la santé. Mais le repas peut également contribuer à croquer la vie à pleines dents. De crocodile.

Le chef étoilé du Crocodile de Strasbourg, Emile Jung, était cette année encore le président d'honneur du salon de la gastronomie du Fig. Aux côtés du journaliste et critique gastronomique François Roboth qui anime le salon, Emile Jung a effectué hier à midi une démonstration culinaire très suivie de "nouilles grandmère et rascasse en croûte d'herbe".
La présence du chef revêtait un caractère particulier cette année avec le thème: "nourrir les hommes, nourrir le monde".
"Se nourrir est une chose, c'est le premier instinct, la première satiété", analyse Emile Jung. "Toutefois, ce n'est pas la quantité qui compte, mais la mesure. La mesure de chacun, celle qui lui assure une bonne santé. Or le plus important, c'est la santé. Le meilleur repas est celui dont on sort en bonne condition. Manger trop, c'est comme boire trop c'est aboutir à une forme de fatigue qui ne favorise ni l'agilité du corps, ni celle de l'esprit."
Le plaisir d'Emile Jung est de favoriser les rencontres autour d'une table. "Ce que j'aime, c'est arriver à donner du bonheur et que les gens affichent leur bonheur en sortant. La table, c'est le trait d'union entre les gens qui se rencontrent pour trouver une meilleure entente. A table, les contraintes, les problèmes de la vie prennent un angle optimiste. A la fin du repas, l'optimisme règne et devient souverain."

Ph.C.

 

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© L'Est Républicain - 01.10.04.