Colette invitée au Crocodile
Après Goethe, Kléber et l'Egypte, Victor Hugo, l'Académie Goncourt, c'est Colette qui est l'invitée d'honneur de la carte du Crocodile à Strasbourg. «Si vous n'êtes pas capable d'un peu de sorcellerie, ce n'est pas la peine de vous mêler de cuisine», écrivait cette Bourguignonne dont on commémore le cinquantenaire de son décès. On ne s'étonnera pas de trouver déclinés des mets jurassiens et bourguignons, bretons, limousins, provençaux et un clin d'oeil «parisien». Emile et Monique Jung et leur équipe ont trouvé là une nouvelle source d'inspiration. La découverte du menu Colette au Crocodile est aussi l'occasion de redécouvrir l'ouvre de cette femme éprise de liberté, exigeante, aux multiples vies: écrivain, femme de théâtre et de spectacle, journaliste, elle symbolise un siècle où l'apport des femmes a progressivement été admis, reconnu et normalisé. Colette goûte un mot comme on goûte un Grand Cru, écrit un spécialiste de l'écrivain, Louis Forestier. On peut désormais goûter les mots de Colette, les mets du Crocodile et les Grands Crus de Gilbert Mestrallet. L'univers de Colette est «imagé, sensuel et olfactif», notent Monique et Emile Jung. Il fallait bien que cette rencontre se fasse. .
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