Prenez une, voire deux ou trois bonnes biographies de Sidonie-Gabrielle Colette. Lisez-les avec grande attention, sans omettre de bien regarder entre les lignes. Puisez également dans les archives de la presse, sans oublier d'aller butiner sur Internet.

Le tableau de sa vie bien remplie s'esquisse alors,marquée par de multiples amours et de singulières expériences. En se distanciant, cinq grandes périodes se dessinent.

La première fut celle de l'enfance ingénue à Saint-Sauveur-en-Puisaye, en Bourgogne, où Sido, sa mère "chérie" occupe le devant de la scène. La seconde se déroula aux côtés de Willy - Henry Gauthier-Villars -, celui qui révéla son écriture littéraire puis journalistique. La troisième illustra l'univers du music-hall et de ses folles amours avec Missy - Mathilde de Morny -. La quatrième se passa aux côtés d'Henry de Jouvenel, puis de son fils, Bertrand, et enfin, la cinquième, s'acheva avec Maurice Goudeket, avec qui elle resta près de 30 ans, jusqu'à la fin de sa vie.

En parallèle, rencontrez le cercle des amis passionnés de Colette et son président très engagé. Lisez ou relisez chronologiquement quelques-uns de ses livres.Vous voilà alors face à sa vie et à son oeuvre qui se chuchotent, se répondent et s'influencent, traçant ainsi son grand destin d'écrivain.

Bien qu'elle fût une femme de terroir, Colette choisit de résider à Paris tout au long de sa vie en ayant toujours une villégiature en province pour se ressourcer. Ainsi, ses lieux d'évasion furent les Monts-Boucons (1900), Rozven (1910), Castel Novel (1911) et Saint Tropez (1926).

C'est de ces endroits préservés et privilégiés que nous nous sommes inspirés pour concevoir ce menu. Nous vous suggérons donc une jolie balade gustative dans cinq belles régions françaises - la Bourgogne, le Jura, la Bretagne, le Limousin et la Provence -, sans oublier la Capitale.

Parisienne par excellence,qui fut plus provinciale que Colette au fond de son âme ? C'est dans cet esprit que nous avons concocté ces mets aux accents de terroir en espérant être fidèles à l'essence même de ce qu'était celle qu'on appelait La Bonne Dame du Palais Royal.

 

Second de cuisine